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Dernière modification: 26 avril 2026 Chronologie Opération Nordwind

28 décembre 1944

La 45e Division d'infanterie 45th ID se bat déjà en Allemagne à SCHÖNAU, et la 79e Division d'infanterie 79th ID à LAUTERBOURG.

Cependant, suite à l'élongation du front tenu par la VIIe armée après le départ de PATTON pour les Ardennes,

M8 Scout car
les Vosges sont faiblement défendues: la Task Force HUDELSON 14th AD à gauche du VIe Corps fait la jonction avec le XXe Corps, elle est élargie finement sur un large secteur donc les soldats s'organisent en bases avancées bien défendues par les gars du Génie (mines, barbelés); car on ne pense pas que les allemands puissent attaquer par les montagnes qui ne permettent pas de manoeuvrer en tanks (chemins étroits = mines et bazookas garantis), et en plus c'est l'hiver donc saison peu propice aux offensives à cause du froid (mal dormir dehors), routes glissantes, journées raccourcies.

Le secteur du Rhin est calme aussi car difficile à franchir.

Au sud, la poche de COLMAR est un caillou dans la chaussure de la VIIe armée, car si la VIIe continue d'avancer elle pourrait être attaquée par l'arrière.

C'est pourquoi le Haut quartier-général recommande de se mettre en position défensive plutôt que de prendre des risques, et de se replier au moindre signe d'offensive allemand. C'est ce qui va se passer.


Adolf Hitler affirme:
« Cette attaque a pour but très clair l'anéantissement des forces ennemies.
Il s'agit pour nous de faire disparaître les forces ennemies là où nous les trouverons.
L'impact sur le peuple allemand serait immense, l'action sur le monde serait déterminante, l'impact psychologique terrible.
»

29 décembre 1944

Les allemands envoient des patrouilles pour sonder les défenses de l'ennemi, par exemple le 29 décembre au sud de BITCHE 5 allemands tuent une sentinelle, en blessent 3 autres et capturent un Lieutenant de la Task Force HUDELSON 14th AD (de la troupe "B" du 117th Cavalry Reconnaissance Squadron).

30 décembre 1944

Carte allemande Nordwind
Intentions de l'opération Nordwind : isoler l'Alsace en reprenant SAVERNE pour détruire la VIIe armée US,
puis reprendre Strasbourg et Haguenau par un doucle encerclement -ce que cette carte ne montre pas.

31 décembre 1944

PHILIPPSBOURG À 21h, le 3e Bat du 275th infantry Regiment 70th ID vient relever la 62nd Armored Infantry Bataillon (de la Task Force HUDELSON 14th AD). Dès leur arrivée, le briefing de passation est interrompu pour annoncer qu'une patrouille allemande de 12 hommes habillés en blanc avec un chien a infilitré les lignes. Le lendemain matin la patrouille a été accrochée et un prisonnier ramené pour interrogatoire.

BITCHE 23h10 Attaque allemande sur BITCHE, TF Hudelson, RIMLING.
41 000 soldats allemands sont engagés dans Nordwind, dont deux divisions de SS.
6 divisions: 256th volkgrenadier, 361st Volk Grenadiers, 559 VolksGrenadier, 17th SS PanzerGrenadiers , 19th and 36th Grenadier Division
La TF HUDELSON 14th AD totalement submergée se replie sur 3 lignes défensives successives en 24 heures et perd tanks, jeeps, halftracks, dans la confusion, jusqu'à tenir la ligne WINGEN / REIPERTSWILLER / PHILIPPSBOURG page 147


1er janvier 1945

La Task Force HUDELSON est enfoncée et recule toute la journée jusqu'à la ligne WINGEN-REIPERTSWILLER-PHILIPPSBOURG.

Du coup le secteur calme du Rhin envoie des troupes vers le saillant de BITCHE:
79th Div 79th ID 1/313 (405 hommes) et 2/313 (127 hommes) sont rattachés à la 45e Division 45th ID (le 3e bat reste au bord du Rhin), ils doivent attaquer au nord et prendre les cols. Le secteur assigné au régiment fait 12 Km de large à REIPERTSWILLER, réduit à 5Km sur l'objectif (les cols au nord). Il n'y a aucune troupe amie sur aucun flanc, mais le 180th Infantry de la 45e Division est sur l'arrière gauche 2Km derrière.
Le 276th Reg. de la 70th Div 70th ID est envoyé à WINGEN 4-7 janv (puis après victoire, REIPERTSWILLER 9-14 janv)

Et la réserve à SAVERNE est déployée:
* 2e DB vers 2e DB ACHEN,
* 14th AD 14th ADvers INGWILLER,
* 12th AD 14th ADvers GAMBSHEIM. Soldats de la 6SS Nord

2 janvier 1945

REIPERTSWILLER et WISSEMBOURG sont réoccupées par les troupes allemandes.
PHILIPPSBOURG Les allemands arrivent.
Photo de Philippsbourg
Les américains aussi.
Le 1/275 70th ID se déplace vers PHILIPPSBOURG.

Objectifs du 275:
🔹Prise de l'Angelsberg (Compagnie A)
🔹Prise du Falkenberg (Compagnie B)
🔹Prise de la colline 30 (Compagnie I) (numéro arbitraire attribué par le colonel Adams)
🔹Co. C reste à phillipsbourg

Le 3e Bat établit une Aid Station dans une taverne au nord du village.
Un camion médical est détruit devant un poste de commandement, un commandant de compagnie a été touché.
Le 1er Bat établit une Aid Station dans l'église, parce qu'elle a deux entrées sans escaliers et un parking.
La rue principale est la limite entre le 1er et le 3e Bat.
Le 62ndAIB 14th AD a emporté tous ses blessés, mais laissé 20 prisonniers allemands blessés pris en charge par le 1er Bat.
Les compagnies qui se mettent en position sur les pentes abruptes rapportent que des allemands sont dans le secteur.

L'artillerie allemande s'intensifie le matin, avant de stopper net. Puis un tir de sniper. Puis un BRRRRP d'une MG42. La bataille commence. Pour s'emparer du nord du village, l'infanterie avance avec les tanks en tête. Les allemands détruisent au bazooka 2 tanks.

Les Co. I et K dépassent PHILIPPSBOURG mais soudain près de Liesbach ils sont stoppés par 2 MG42 (256th Volks Grenadier Division) de chaque côté de la route ils se replient dans la partie sud de Liesbach, Co. I sur la "colline 30".
2d Lt. HAMILTON Co.K reçoit la Bronze star en ramenant un officier blessé (page 188)
La compagnie K reçoit l'ordre de se replier sur PHILIPPSBOURG. Mais leur retour est perturbé par une attaque venant de l'ouest visant à les encercler.
PFC MIDDELTON Co.K reçoit la Silver star (page 14)
Sgt. NOLAND Co.K reçoit la Bronze star (page 140)

STRASBOURG Au sud de la ville les français repoussent une attaque.

3 janvier 1945

RIMLING Jagdtiger détruit à Rimling
Les attaques allemandes sur RIMLING et ACHEN sont stoppées après de lourdes pertes.
Les Américains se dérobent pour éviter le contact et établissent une ligne de front sur la Moder qui traverse le centre-ville de HAGUENAU.
PHILIPPSBOURG a) 7h55 Attaque allemande par le sud-ouest.
Selon le Lt. Harry DURKEE entre 40 et 100 SS passent les lignes US à l'ouest, mais se font défoncer par les mortiers. Comme les allemands attaquent en masse, les compagnies A et B sont rappelées pour défendre le village, mais toutes les tentatives de communication échouent. Donc le village est défendu par les force en présence: mécanicien, conducteur, personnel administratif tirent depuis les fenêtres.

b) En début d'après-midi, attaque allemande par l'est
Les communications sont rompues avec l'arrière: aucun soutien n'est donc disponible.
La situation a été particulièrement critique pour la Co.B 70th ID, qui a été coupée des lignes américaines et a subi de lourdes pertes avant d'être encerclée par les allemands à Falkenberg. On pense qu'ils se sont rendus le 8 janvier après 5 jours sans eau (sauf neige) ni nourriture ni abri. Seuls 5 s'en sortent vivants.
La Co.A est elle aussi isolée et encerclée, mais parvient à s'exfiltrer.

Le Sgt. TAYLOR Co. D encerclé, se replie la nuit et reçoit la Bronze star (page 193)

c) Dans l'après-midi, les allemands attaquent le carrefour au centre de PHILIPPSBOURG avec 6 tanks.
Notamment un 88 automoteur et un Panzer IV au nord du village (3e Bat page 12). Le 88 transperce un Sherman arrivant par le sud, le 2e Sherman derrière se retire puisque la rue est sous le feu du 88. Un occupant sort du char en flammes devant le CP de la Co.M.

Sherman détruit à Philippsbourg
Si la tourelle tournait, le canon toucherait le mur? C'est probablement le tank dont le Pfc TURNER s'est occupé, et gagné la Medal of Honour.

Une tête apparaît du tank, le tanker est apparemment blessé et conscient que le tank va exploser à cause des munitions. Dans un effort surhumain il s'extrait à moitié du tank. Le Pfc FRANKLIN à proximité demande un appui-feu mitrailleuse et fusils pour le sortir et rapportera qu'un 3e occupant est mort. Il reçoit la Silver star pour avoir sorti le radio du tank en flammes (page 30).
Le tanker sorti en premier est entré dans le CP de la Co.M, a vu un bazooka et des roquettes. Calmement il a sorti une roquette de son étui, a chargé le bazooka, fait les ajustements, et en marchant tranquilement au milieu de la route pourtant couverte de métal sortant des mitraillettes et mitrailleuses, en ignorant les balles traçantes, a mis genoux à terre et a tiré. Après s'être mis à couvert derrière un bâtiment, il a rechargé et retiré. Le 88 est détruit.
Le Sgt. MARSHALL Co. B 274th gagne la Bronze star (page 156)

Quand un tank allemand (certainement ce 88) se met devant le Aid Station au nord du village et commence à tirer, l'équipe médicale rassemble le matériel et s'échappe par une fenêtre de derrière pour rejoindre l'Aid Station du 1er Bat et s'installer dans une ferme à côté. Ils reçoivent les blessés par civières, tous les véhicules étant détruits et de toute façon impossibles à utiliser puisque la route est sous le feu ennemi. page 7

À ce moment-là les allemands tiennent le nord du village et attaquent par le sud: le village est quasiment encerclé.
Un Panzer IV entre dans la partie nord du village et défonce les maisons une après l'autre avant de se ranger derrière un bâtiment à 50 mètre du poste de commandement du bataillon.

À cet instant la compagnie de Canons tire et stoppe l'attaque allemande.
2d Lt. PENNIMAN Co. Cannon -observateur d'artillerie- a vu sa radio cassée et câble coupé par l'artillerie. En récupérant une radio sur une jeep il a dirigé les tirs sur les tanks et reçoit la Bronze star (page 191)
Page 3 TAYLOR Co.M pareil elle assiste la compagnie L.

La compagnie D se replie.
PFC PARKS Co.D couvre avec sa mitrailleuse le repli de son groupe et reçoit la Bronze star (page 190)

Le 3 au soir, 40 allemands sont faits prisonniers dans une maison au sud du village, et le sniper se tait à cause de l'obscurité. 6 véhicules ambulance sont envoyés pour emporter les blessés à la lumière des maisons qui brûlent.
Le soir du 3 janvier les allemands tiennent la partie nord de PHILIPPSBOURG

REIPERTSWILLER Le 1er bataillon du 313th Reg 45th ID 45th ID occupe les hauteurs au nord de REIPERTSWILLER pour ce qu'ils appellent une "tête de pont". Ils coisent des patrouilles ennemies. Le 2d bataillon (127 hommes) reste à l'arrière en réserve. La compagnie G, ou Task Force Landon, n'a que 18 hommes. Il doit pourtant passer au travers du 1er Bat en passant par les routes au nord de REIPERTSWILLER pour prendre les hauteurs. Après 1Km ils sont attaqués en force et se replient au nord du 1er Bat.

À l'ouest se trouve le village de WILDENGUTH, bien que techniquement dans la zone du 180th 180th Reg 45th ID, la compagnie C y est envoyée pour sécuriser le flanc gauche. Sur place, ils se rendent compte que le village est occupé par les allemands et bien défendu. La compagnie A est envoyée pour s'assurer de la prise du village, qui fut une réussite.
Cependant, les allemands contre-attaquent, atteignent et dépassent la route entre REIPERTSWILLER et WILDENGUTH, à SAEGEMUHLE, isolant les compagnies A et C du reste du régiment. Les allemands s'enterrent en couvrant le nord.
Pendant ce temps, le 1/314 de la 79th division arrive en renfort pour déloger l'incursion allemande gênante. Ils arrivent par le sud tou en attaquant par le nord, ce qui les pousse à revenir à SAEGEMUHLE. les allemands attaquent à l'est du 1/314 79th ID en bousculant la Co.B du 1/313 79th ID, mais qui a tenu en prenant des prisonniers.
Le 1/314 reprend son attaque, nettoyant SAEGEMUHLE et poussant vers les hauteurs au nord, eux aussi prenant des prisonniers.

Le 180th Régiment/45th ID 180th Reg 45th ID revient d'Allemagne d'où il a quitté ses positions à BOBENTAHL après avoir tout miné, pour établir on PC est à WIMMENAU. Page 324

4 janvier 1945

PHILIPPSBOURG Un hopital est installé dans une maison à 2Km au sud de la ville, pour que les Aid Station en 1re ligne traitent les blessés, tout en déplaçant les plus graves à l'arrière.
Les allemands renouvellent l'attaque avec des tanks, le village semble intenable, pendant que tout est perdu les américains se rassemblent sur un "Last ditch stand" -un Fort Alamo- l'ordre est donné de se préparer à abandonner le poste de commandement.
Puis le contre-ordre de rester, car le Col. MALLOY officier exécutif du 275th 70th ID arrive par le sud au bon moment avec 5 tanks, regroupe 75 hommes au sud de la ville qui se préparaient au repli; ils reprennent le village maison par maison. MALLOY est blessé, cheville cassée est est évacué. Les allemands sont repoussés en perdant un tank, un camion de flak et des soldats.
Cependant le 3e Bat a perdu la moitié de ses forces, en particulier les Co. I,L,M la plupart des pertes étant des pieds de tranchée, donc il est rappelé en réserve du régiment.
Cpt. COPELAND 3e Bat/275 reçoit la Bronze star en récupérant un tankiste blessé son Tank Destroyer (Fiche 941 page 185)

79th ID Le 1/274e qui vient renforcer le 3e Bat rentre dans l'attaque.
La Compagnie B nettoie le village maison par maison.
Pfc KEEFE Co.C 4 janvier gagne la Bronze star posthume (page 34)

Beaucoup de rapports disent que le 4 janvier ils sont attaqués par une douzaine P47 qui largent deux oeufs en queue de colonne.
Comme aucun P47 n'a été capturé par les allemands, il s'agit certainement d'un tir ami, pensant attaquer la colonne allemande qui avançait vers le sud, en visant la tête de la colonne allemande (donc la queue de la colonne amie). Le rapport de la compagnie B dit que ces avions ressemblaient beaucoup aux P47. Il s'agit probablement de Focke Wulf 190 car à Baerentahl même confusion. En effet ces avions attaquent le 12 janvier... Le Sgt. BROWN y laisse sa peau quand une bombe explose sur un pont sous lequel il était Page 8. Là ces bleus n'ayant jamais vécu de combat auparavant apprennent vite à s'enterrer correctement.

Des patrouilles sont envoyées pour localiser les compagnies A et B, sans succès.
La compagnie A encerclée elle aussi, est parvenue à rejoindre l'arrière.
On apprendra plus tard que la Co. B s'est rendue à priori le 8 janvier. REIPERTSWILLER Le 79th ID 1/314 continue sa progression sur les hauteurs de SAEGEMUHLE, faisant 100 prisonniers dont un commandant de bataillon.
Pourtant il est encore impossible de ravitailler les compagnies A et C parce que l'ennemi tenait les hauteurs au nord de la route. Ils ont de la nourriture, mais les batteries des radios commencent à faiblir. Le seul moyen de ravitailler consiste à envoyer des obus d'artillerie avec des couvertures comme parachute. Cette méthode a permis de récupérer 50% du matériel envoyé. Page 148
180th Reg 45th ID 180th/45th Page 324 Le 180th envoie les 1er Bat vers WILDENGUTH, et le 2e Bat vers REIPERTSWILLER.
Le 1er Bat fait la jonction par patrouille avec le 179th à gauche.
À 10 h 30 le 4 janvier, notre Régiment a lancé son attaque vers le nord-est avec notre Premier Bataillon à gauche et notre Deuxième Bataillon à droite.
À 11 h 30, la Compagnie A avait avancé de deux kilomètres et avait organisé des positions défensives sur la cote 371 près de WILDENGUTH. La Compagnie C sur la gauche s'est déplacée avec l'opposition à environ cinq cents mètres au nord-ouest de la Compagnie A. La Compagnie C a établi un bloc de l'autre côté de la route principale de Wimmenau à Kohllutte et a établi le contact avec le 179th Infantry sur la gauche par des patrouilles. Notre deuxième bataillon a avancé en direction de Reipertsweiller et à midi, la Compagnie G avait occupé la cote 313, la Compagnie F, 219 et la Compagnie E avaient pris contact avec les Allemands à la cote 340. Les trois compagnies ont ensuite avancé d'environ mille verges jusqu'aux positions sur la cote 340 et la cote 293. Au cours de l'après-midi, la Compagnie F a été arrêtée alors qu'elle attaquait two hills lorsque son flanc droit a rencontré une force de troupes de montagne SS fanatiques. Afin de renforcer le flanc droit, tous les fusiliers de la Compagnie se sont déplacés, laissant l'escouade de mitrailleuses du soldat John H. Jessen, Elkhart, Indiana, pour protéger le flanc gauche. Au crépuscule, Jessen remarqua un mouvement allemand sur la colline à droite de sa position.Il aperçut son arme à un coupe-feu vers lequel les Allemands s'approchaient depuis la colline boisée et ordonna aux autres membres de son escouade de rester silencieux. Les Allemands ont commencé à traverser l'espace ouvert groupés ensemble. Puis la mitrailleuse de Jessen leur a tiré dessus, tuant quarante-six personnes et forçant vingt-quatre à se rendre sur place.
Pendant ce temps, dans l'escouade de fusiliers avancés, le sergent Raymond Ernat, dont la mère, Mme Pearl Ernat, réside au 2811 81⁄2 Avenue, Rock Island, Illinois, menait son escouade contre la résistance obstinée des troupes SS. Les tirs de mitrailleuses allemandes avaient atteint une telle intensité que l'escouade d'Ernat était incapable d'avancer. Ernat a rampé à l'air libre pour déterminer le déploiement des forces allemandes. De sa position exposée, il désigna des cibles à ses hommes et les dirigea dans leur tir de manière si efficace que quatre soldats allemands furent tués, plusieurs autres blessés et les autres forcés de se retirer. Avec une rupture dans la résistance, la Compagnie F a pu passer à autre chose. Alors que la victoire était en vue, un tireur d'élite allemand a tué le sergent Ernat. Alors que son peloton était arrêté dans son attaque, le Premier lieutenant Benjamin A. Williams, Compagnie F, Courtland, Virginie, s'est déplacé à travers les tirs nourris de mortiers et de mitrailleuses allemands pour placer ses hommes afin qu'ils puissent offrir la plus grande protection au flanc de la Compagnie. Puis il s'est déplacé à travers le feu nourri et a guidé un char de soutien du 191st en position. Depuis un endroit exposé, il dirigea le tir du char de manière si efficace, que deux positions de mitrailleuses allemandes qui immobilisaient ses hommes furent neutralisées et son peloton put poursuivre sa progression. Le sergent Ernat a reçu l'Étoile d'argent à titre posthume et le soldat Jessen et le lieutenant Williams ont chacun reçu l'étoile de bronze. La compagnie L a établi une rupture de route avec un peloton renforcé sur la route Wingen-Wimmenau. Le reste de notre troisième bataillon s'installa dans une zone de rassemblement à Wimmenau.
Début de l’avance du groupement d’attaque « Alsace », de WISSEMBOURG vers HATTEN-RITTERSHOFFEN.

WINGEN Le 12e Régiment de la 6e Division SS "Nord" 6th SS passe par le trou dans la défense américaine, surgit dans le centre-ville par surprise, fait des prisonniers (entre 100 et 250 selon les sources) notamment le PC du 1/179th 45th ID, les rassemble dans l'église. La taille de l'église ne permet pas d'accueillir 250 hommes, donc 100 semble raisonnable.


GAMBSHEIM Dans la nuit du 4 au 5 janvier, plusieurs bataillons allemands traversent le Rhin devant GAMBSHEIM. Ils établissent une tête de pont composée d'éléments hétéroclites et mal nourris. Ils attaquent avec acharnement mais beaucoup de soldats allemands étaient prêts à déserter, certains l'ont fait. Il fait particulièrement froid, l'eau gèle dans les gourdes et le temps est défavorable à l'intervention de l'aviation.
En général une armée défend et l'autre attaque. Ici à ce stade les deux armées sont en marche, ce qui est assez rare, intensité maximale de la guerre avec usage systématique du phoshore (bombes, obus, grenades à fusil, grenades à main. Le phosphore s'enflamme encore aujourd'hui au contact de l'air).

5 janvier 1945

PHILIPPSBOURG Le Sergent LUTHER Co.B reçoit la Bronze star posthume en nettoyant le village maison par maison (page 38).
et l'ennemi repoussé, marquant un point de bascule dans l'arrêt de l'offensive allemande dans cette région de l'Alsace.
Vers 16h40 PHILIPPSBOURG est repris.
Mais les allemands continuent la pression avec l'artillerie (mortiers et 105mm), patrouilles d'infiltration, tanks, snipers, mitraillage et bombardement pr avions.
Quand l'Aid Station du 2e Bat est totalement détruite par un bombardement, ils se réinstallent 250 mètres plus au sud en laissant les véhicules bien cachés 100 mètres derrière.
WINGEN église de Wingen après la bataille
Les américains attaquent WINGEN par l'ouest (3e Bat/276 70th ID), le nord (Co.C/276), le sud (1er Bat/276 en appui-feu) le sud-ouest (Co.G/ 274th) Le 169th Field Artillery de la 45th ID 45th ID tire sur les hauteurs au NE de WINGEN
vue arrière de l'église de Wingen après la bataille
REIPERTSWILLER Les allemands s'infiltrent par l'est, passent la route de ROTHBACH et vont dans le bois au sud de PICARDIE. Ils ont été repérés par du personnel qui posait des câbles de communication. Comme cette route est la voie principale du régiment, si elle est coupée le ravitaillement n'arrivera plus. Une seconde route existe, mais elle est mauvaise, minée et parsemée de troncs d'arbres que les américains ont posé. Un travail de déblaiement commence, pendant qu'une section de renseignemeznt et reconnaissance protégée par 5 tanks. Pendant de temps les allemands s'approchent, repoussés par l'artillerie qui a été appelée deux fois sur nos propres positions. Les équipes de mortier se défendent. Finalement les allemands couvrent de leurs feux la route d'approvisionnement.
180th Reg 45th ID 180th/45th Page 326 À 8 heures du matin, le 5 janvier, nos Premier et Deuxième bataillons ont repris leur progression. Pendant la journée, notre Premier bataillon s'est déplacé vers le nord-ouest sur plusieurs kilomètres sans rencontrer toute opposition. La Compagnie A occupait la colline 367 avec la Compagnie C sur la colline 362.
La compagnie E avança vers les hauteurs à l'ouest de WILDENGUTH sans opposition. Le contact a été établi avec des éléments du 313e régiment d'infanterie à un point au sud-ouest de REIPERTSWILLER. La compagnie G a ensuite poursuivi l'attaque et, après une avance d'un kilomètre, a reçu des tirs de mitrailleuses lourdes de la cote 330.
À 17 h 30, les Allemands lancèrent une forte contre-attaque à partir de la cote 330 qui fut repoussée avec de lourdes pertes pour l'ennemi. Dans ses phases initiales, cependant, les Allemands ont conduit une escouade de la Compagnie G de retour sur une courte distance, qui a exposé l'équipe adjacente du soldat Horace W. Appleby, Compagnie E, Toledo, Ohio. L'escouade d'Appleby était menacée d'encerclement et alors que les Allemands commençaient à avancer, a reçu l'ordre de reculer. Appleby a couvert le mouvement derrière un arbre abattu, gardant les Allemands à distance avec son fusil M-1 jusqu'à ce que ses camarades aient installé une nouvelle position. Après le retrait de l'équipe, on a remarqué que l'homme d'aide de l'entreprise avait disparu. Appleby est reparti tout de suite à travers la zone de la route du retrait et a trouvé l'homme disparu.
Les Allemands lui tiraient dessus de trois côtés. Encore une fois, utilisant son fusil avec d'excellents résultats, il s'est frayé un chemin jusqu'à nos lignes, amenant le médecin non armé en sécurité. Il a reçu l'Étoile d'argent. Après que les Allemands ont été repoussés, la Compagnie G a installé ses positions au pied de la cote 33, restant en contact étroit avec les Allemands. Afin d'établir un meilleur contact avec la Société E, la Société F a été déplacé à la droite de la Compagnie G et les trois unités ont organisé des positions défensives pour la nuit.
STRASBOURG Les français de la 3e DIA occupent STRASBOURG
RHEINAU Alors que le 39e Korps avance vers le sud, la 553e Volksgrenadier-Division traverse le Rhin, près de RHEINAU, et s’arrête de l’autre côté du fleuve pour former une tête de pont, vers DRUSENHEIM et GAMBSHEIM. Gambsheim au nord de STRASBOURG le Heeresgruppe Oberrhein passe le Rhin. Ce sont 800 Allemands qui envahissent le secteur OFFENDORF-HERRLISHEIM-GAMBSHEIM.

SELESTAT Une colonne de blindés allemands issue de la poche de COLMAR remonte de SELESTAT vers le nord.
STRASBOURG est donc menacée de trois côtés.


6 janvier 1945

Un tank Sherman tire à bout portant sur des soldats de la 6e Division SS 'Nord' dans un bâtiment lors du nettoyage de Wingen
Un tank Sherman tire à bout portant sur des soldats de la 6e Division SS "Nord" dans un bâtiment lors du nettoyage de Wingen
PHILIPPSBOURG Le 3e Bat 70th ID est repositionné sur les collines à l'ouest. À l'aube une attaque allemande est repoussée au nord-est du village.
Le Pfc ZASS reçoit la Bronze star (Fiche 941 page 26)
Le Private SMITH reçoit la Silver star (Fiche 941 page 112)
Le Pfc WALSH (MIA - Missing In Action) reçoit la Bronze star (Fiche 941 page 129) BAERENTAHL chasseur-bombardier P47 Thunderbolt Après 6 ou 7 jours, la Co.G du 2/275 70th ID doit poser au sol un panneau coloré car l'aviation va faire le boulot. Peu après, entre 12 et 14 P47 volent dans la vallée. Les gars sortent des maisons pour les regarder. Ils entendent les allemands tirer dessus avec tout ce qu'ils ont. Puis les avions décrivent des cercles et tirent à la 12.7 en larguant des bombes.
Une bombe tue un américain qui est retrouvé à 50m de sa position. Les américains tirent à la mitrailleuse et armés légères sur les avions, sans en descendre aucun. Ils se demandent encore aujourd'hui s'ils n'étaient pas pilotés par des allemands, car il paraît que c'est arrivé déjà (en Italie, des P47 avec croix allemande).
La Co.F vient relever la Co.E sur une colline à l'est qui domine le village. De là ils voient les allemands et les tanks se déplacer librement. Il y avait un poste d'observation avec un officier de 6h au coucher du soleil. Observant une forte activité ennemie, il a appelé l'artillerie. L'activité a augmenté alors il a rappelé l'artillerie et prévenu le Major qu'il fallait s'attendre à une attaque, qui lui a répondu de quitter la colline et rester avec les gars dans leurs trous, parce qu'un TOT est prévu. TOT c'est Time On Target: toutes les armes disponibles à l'arrière vont tirer à 6h30. Ils ont tiré et aucun allemand n'a été vu dans le village ce jour-là. source page 2
Le nouvel officier de la Co.G, SOUTHARD, doit avec un groupe récupérer nourriture et munitions dans une maison à 2Km du front (probablement Untermuhltahl) pour les amener à la Co.G qui est sur une colline. En partant un mortier tombe donc ils retournent vite à la maison et y restent 2 heures. Puis ils y vont, mais à 16h ne trouvent que des morts de la compagnie, et pas de Co.G. Et l'artillerie tombe ils se mettent dans des trous. le lendemain ils trouvent la Co.G mais sur un autre versant. Les allemands sont partout même si on ne les voit pas, et ils ont même des observateurs d'artillerie derrière. REIPERTSWILLER Le Captaine Timmons commandant la Compagnie de Cannons, rapporte avoir vu des allemands dans PICARDIE, à l'ouest du village. Il emploie ses canonniers comme infanterie.
Pendant ce temps, le 180th 180th Reg 45th ID arrive à WILDENGUTH pour relever les compagnies A et C, qui se rendent à PICARDIE pour nettoyer le village.
Mais les allemands ont traversé la route, en repoussant la section de renseignement et reconnaissance. Le régiment entier est coupé du QG à l'arrière.
Cette bataille derrière les lignes doit être réglée pour pouvoir continuer à se battre.
Une compagnie attaque avec deux tanks en soutien. L'autre compagnie passe entre la ville et le chateau.
Au soir l'ennemi encerclé se rend, 4 officiers et 129 hommes c'est tout ce qui reste du bataillon!

180th Reg 45th ID 180th/45th Page 326 Le 6 janvier, la Compagnie A a attaqué le nord contre les Allemands sur les collines enneigées et a rencontré de fortes mitrailleuses, de l'artillerie et des tirs de flak de vingt millimètres. La société a avancé pendant plusieurs cent mètres, puis vers 11h00 du matin, les Allemands ont contre-attaqué avec environ cent cinquante Fantassins, ce qui dépassait largement en nombre les troupes disponibles de notre Compagnie A. La contre-attaque allemande a rapidement coupé une escouade. Le soldat Don D. Rizzolo, Compagnie A, dont le père, M. Donato R. Rizzolo, réside au 445 Beardsley Avenue, Bloom-field, New Jersey, voyant l'escouade isolée, il s'est frayé un chemin à travers les collines couvertes de neige et a atteint un match nul menant à la position de l'équipe. Bien qu'il ait été averti que le tirage était couvert par des tirs de mitrailleuses, Rizzolo a continué. Comme il s'approchait l'escouade, les mitrailleuses allemandes ont ouvert le feu et l'ont mortellement blessé. Deux autres escouades de la Compagnie A se sont frayées un chemin vers l'escouade encerclée mais ont été arrêtées par la mitrailleuse lourde et le fusil feu des Allemands. C'était alors ce soldat de Première Classe William J. Barlock, Whitney, Pennsylvanie., a entrepris un dangereux voyage de six cents mètres à travers le feu ennemi pour guider un char en position d'aider son Société. Alors que Barlock traversait volontairement le terrain découvert jusqu'à l'endroit où se trouvait le char, des balles ont projeté des panaches de neige blanche dans l'air autour de lui. De retour, il est venu avec le char et avec son aide les encerclés squad a pu se dégager. Après s'être retirée à ses positions initiales sur la cote 367, la Compagnie A a tenu bon. Rizzolo a reçu l'Étoile de bronze à titre posthume et Barlock a reçu l'étoile de bronze.
La Compagnie C, soutenue par des chars et des chasseurs de chars, s'est déplacée à gauche de la Compagnie A pour tenter de déborder les Allemands, mais a heurté de plein fouet un barrage d'artillerie allemand, estimé à entre trois cent quatre cents rounds qui l'obligèrent à renoncer à un kilomètre gagné et à se rattacher à la Compagnie A sur sa droite. La Compagnie G et un peloton de la Compagnie E ont de nouveau tenté de dégager Hill 330 mais a rencontré de lourds tirs d'armes légères des Allemands. Jusqu'au matin du 6, la Compagnie G était engagée dans une lutte acharnée contre les incendies.
À 14 heures, les défenses allemandes avaient commencé à s'affaiblir et la Compagnie G avait avancé d'une centaine de mètres dans les positions allemandes. Puis un nombre supérieur d'Allemands a lancé une forte contre-attaque qui a obligé la Société G à se retirer temporairement vers des positions plus tenables. Lorsque ce retrait a commencé, le soldat de Première Classe Paul E. Voelker, dont la mère, Mme Pauline Voelker, habite à 125 ans Rue Clover, Pittsburgh, Pennsylvanie., agissant de sa propre initiative, a installé une mitrailleuse légère dans une position exposée qui offrait le meilleur champ de tir. Tirant avec précision, il a tué vingt Allemands avant d'être touché au casque par une balle d'un pistolet mitrailleur allemand. Le coup de la balle l'a assommé mais alors qu'il reprenait ses esprits, il a dégainé son pistolet et a tué trois Allemands qui étaient sur le point de l'envahir position. Puis il a recommencé à tirer avec sa mitrailleuse. Une fois ses munitions épuisées, il est revenu à travers les bois enneigés à travers les Allemands jusqu'à sa compagnie. Tir précis de Voelker et le courage a rendu possible un retrait ordonné de la Compagnie G. La Compagnie s'est rapidement réorganisée, a renouvelé son attaque et à 15 h 30, toute la résistance allemande dans la région immédiate avait été réduite et positions défensives organisées. Voelker a reçu l'étoile d'argent.
Deux fortes patrouilles de combat ont été envoyées qui ont atteint la route principale menant à l'ouest de WILDENGUTH, mais aucun contact n'a été établi avec les Allemands par ces patrouilles. La Compagnie F relève des éléments du 314e Régiment d'infanterie à WILDENGUTH.

Entre-temps, le 6, notre troisième bataillon passa par le flanc droit de notre Deuxième bataillon et continua vers le nord dans une colonne de compagnies avec la Compagnie K à sa tête. Le Bataillon a rencontré légère opposition et à 14h00, la Compagnie I à droite et la Compagnie K à gauche avaient atteint les hauteurs à un kilomètre et demi au nord de WILDENGUTH. Un coup d'œil sur la carte indiquera que juste au nord de WILDENGUTH, il y a un carrefour routier où une route, la Melothal, continue généralement vers le nord et une autre, la Rothbachthal, continue généralement vers l'ouest et le nord. À environ cinq cents mètres au nord de la route la jonction juste à l'ouest de Melothal Road est un coupe-feu dans la forêt dense. À une courte distance derrière le coupe-feu se trouve une clairière d'environ cent cinquante mètres de long. C'était entre le coupe-feu et le dégageant, face au nord, cette Compagnie j'ai organisé sa principale position défensive. Un peloton de la Compagnie, cependant, se trouvait de l'autre côté de la colline de Schwelnestich, du côté est de la route de Melothal. La société K était à gauche de la Compagnie I. WISSEMBOURG Les allemands passent WISSEMBOURG

7 janvier 1945

WISSEMBOURG Les allemands attaquent au sud de WISSEMBOURG.

La 25e Panzergrenadier-Division et la 245e Volkgsgrenadier-Division attaquent STUNDWILLER et sont ainsi à 4 kilomètres de HATTEN. PHILIPPSBOURG Les Américains reprennent le village.

Le 1er Bat/275th 70th ID se replie sur Wintersberg (foret de Niederbronn)
Le Pfc KUNTZ KIA reçoit la Silver star posthume (page 136)
Le Pfc COYLE KIA reçoit la Bronze star posthume (page 137)
Le Pfc ARGALL KIA reçoit la Bronze star posthume (page 143)
Le 2d Lt. BRINKER MIA reçoit la Bronze star MIA (page 144)
Le 1st Lt. SMITH Co. L 274th gagne la Silver star près de ROTHBACH lors de l'attaque de fortes positions ennemies (page 154)
Le 1/275 retourne à NIEDERBRONN puis au Winterberg (colline en foret de NIEDERBRONN). Les pertes sont essentiellement dues aux pieds de tranchée, infections respiratoire, mutilations volontaires, fatigue nerveuse page 10 REIPERTSWILLER Le 1/313 et 1/314 79th ID reçoivent l'ordre de prendre les hauteurs au nord. À la tombée de la nuit ils les atteignent et reçoivent l'ordre de continuer le lendemain. Cependant des groupes ennemis s'infiltrent sur le flanc droit et l'arrière. Comme ils ont miné la route d'approvisionnement, il est nécessaire d'utiliser la 2e route maintenant dégagée. STRASBOURG Les Allemands déclenchent l'attaque générale contre STRASBOURG. Les Américains encaissent le choc et tiennent bon, ainsi que les troupes françaises des 2ème Division blindée 2e DB, 1ère DFL et 3ème DIA , renforcées de la brigade Alsace-Lorraine d'André Malraux.
Attaques et contre-attaques se succèdent.
Les Allemands s'acharnent et gagnent petit à petit du terrain jusqu'à parvenir à LA WANTZENAU, aux portes de STRASBOURG. Ils sont finalement refoulés par les Tirailleurs algériens et un Combat Command (CC) de la 2ème Division blindée 2e DB. COLMAR Cependant, payant d'audace, de Lattre de Tassigny malgré une situation plus que critique, décide de s'en prendre quand même à la poche de COLMAR, où les Allemands tiennent toujours bon. Il a l'assentiment des Américains qui lui fournissent en plus une division d'infanterie.

8 janvier 1945

RIMLING C'est dans la nuit du 7 au 8 janvier 1945 que les troupes SS tentent d'enlever la position quasi inexpugnable qu'est devenue RIMLING, village qui protège ainsi Rohrbach de l'avance allemande. Les troupes fraîches de la 17e Panzer-Grenadier Division "Goetz von Berlichingen" 17SSPzGD se mettent en place: vers minuit, d'intenses tirs de préparation de l'artllerie allemande sur le village ont lieu, et vers deux heures du matin, l'assaut des SS débute. Une nouvelle fois, l'artillerie US stoppe l'avance ennemie mais les dégâts causés aux maisons de RIMLING sont énormes. Des groupes SS réussirent malgré tout à s'infilter momentanément dans certains quartiers.

Les allemands lancent 3 attaques avant l'aube.
Au matin ils attaquent la compagnie K au nord et à l'ouest, qui se replie et contre-attaque à midi et rétablit ses positions.
1st Platoon of A/776th was attached to Combat Team 397 and went into action in the vicinity of Rimling, which was being attacked in force by elements of the 17th SS.


Au final l'attaque de Rimling le premier jour n'est pas très bénéfique. Par contre les allemands ont percé à l'ouest et obligé les compagnie E et G a se replier vers le sud, les allemands ont la possibilité d'avancer vers l'est et, à moins d'etre stoppés, peuvent couper RIMLING par le sud et encercler le village. PHILIPPSBOURG Les américains multiplient les patrouilles pour obtenir des informations sur la position et forces de l'ennemi.
Deux blessés de la Co.K dans les collines ont nécessité un transport de 5 heures en civière à travers les pentes abruptes, les mines les mortiers et un terrain découvert, pour être amenés à l'Aid Station.
Une patrouille rapporte que la position de la Co. B est maintenant occupée par l'ennemi, ce qui confirme sa destruction totale.
Puisque
* ils repèrent des mouvements ennemis,
* tous les chemins sont piégés.
* les allemands parviennent à brouiller les radios SCR300,
Ils s'attendent à une attaque le lendemain.
Lors d'une de ces patrouilles le Lt.BRONS Co.K 275th MIA reçoit la Silver Star Posthume (Fiche 941 page 11).
WINGEN Les derniers SS 6th SS s'échappent par le nord-est
Le 2/274 70th ID part rejoindre le 274th en fôret de Niederbronn
Le 3/276 part rejoindre le 276th à Zinswiller... pour attaquer les hauteurs de Reipertswiller (où il sera plus tard relevé par le 157th 45th ID). REIPERTSWILLER Le 1/313 et 1/314 79th ID reprennent l'attaque. Le 1/313 fait face à une falaise abrupte avec l'ennemi bien retranché au sommet, un fort naturel de rochers qu'ils ont renforcé avec des troncs d'arbre. la bataille pour cette hauteur dure toute la journée.

180th Reg 45th ID 180th/45th Page 328 À 8h00 le 8 janvier, notre Premier bataillon a de nouveau tenté de chasser les Allemands des hauteurs au nord de la route au nord de WILDENGUTH. Tôt le matin, la compagnie L qui n'était déjà plus de la route a attaqué plein ouest pour tenter de détourner le feu allemand de notre Premier bataillon. Les compagnies A et B ont de nouveau atteint les hauteurs surplombant le tirage au sort, ne rencontrant que des armes automatiques légères et des tirs de mortier.
Puis à 8 h 35, une bande de soldats SS hurlants et fanatiques a lancé une lourde attaque avec une Compagnie renforcée contre les positions à peine tenues de la Compagnie I. La Compagnie I a été considérablement réduite en force et couvrait un front de plusieurs centaines de mètres plus large que ce qui n'avait jamais été envisagé pour une compagnie à pleine puissance par les rédacteurs des anciens manuels d'infanterie de Fort Benning. L'instant où le l'attaque a frappé à l'ouest de la route de Melonthal, le sergent technique toujours alerte Mike Capelli, sergent de peloton du Deuxième peloton, s'est précipité en organisant ses hommes pour y faire face. En temps de guerre, une grande partie de l'héroïsme personnel est construit autour de certains dirigeants dans l'esprit de leurs hommes. Cette déclaration est faite à dessein, avec la réalisation qu'aucun homme ne reçoit jamais l'adoration de ses subordonnés sans le mériter pleinement. Parfois, cependant, lorsqu'un tel chef est frappé, le choc de sa perte est si grand qu'il est difficile pour ses soldats de récupérer immédiatement. Mike Capelli n'a jamais mis de spectacle et il ne s'est jamais battu pour la publicité. Rien de bon n'aurait été trop beau pour Mike Capelli.
Le matin du 8 janvier, cependant, Mike Capelli, désespérément encerclé, est finalement tombé mort sous les balles de mitrailleuses allemandes. L'incroyable était arrivé. Mike Capelli d'Anzio, Mike Capelli a écrit: de l'invasion de la Riviera, et Mike Capelli des Vosges était mort. Les cris et les cris des Allemands ont plongé. Le peloton de Mike, qui était le deuxième à l'ouest de la route, a finalement brisé la force de la violente poussée allemande et a été refoulé . Sergent Davis, Compagnie M, l'un des chefs de section de mitrailleuses lourdes rattaché à la Compagnie I a gardé son arme à feu jusqu'à ce que les Allemands aient raison de lui et puis le brave Indien Navajo a réussi à se dégager après avoir été pratiquement encerclé par les Allemands. Vaillant Premier lieutenant James L. Sulphur d'Eufaula, Oklahoma., La société M, était engagée dans diriger le feu dans une autre zone quand il a entendu que ses garçons attachés à la Compagnie I étaient en difficulté. Immédiatement, il est parti au nord-ouest du secteur de la Compagnie L vers les lignes de front de la Compagnie I. Son corps a été retrouvé quelques jours plus tard. Un autre Indien courageux a ainsi donné sa vie. Le sergent d'État-major Leo J. Rogers, un garde national de Muskogee, Oklahoma., héros de nombreuses rencontres précédentes, était chef de peloton par intérim de le peloton à droite du peloton de Capelli. Alors que les Allemands avançaient, Rogers réorganisa le peloton de Capelli qui se déplaçait vers le sud sur la route en direction de WILDENGUTH et gardait en même temps son propre peloton sous contrôle. D'une certaine manière, les ordres sont devenus confus dans le peloton de Capelli et on pensait que le peloton devait se retirer au sud de WILDENGUTH et était là pour prendre des positions en hauteur au sol. En conséquence, Rogers a été contraint de chasser le peloton à WILDENGUTH avant de le réorganiser.
Avec l'aide du commandant du bataillon, le lieutenant-colonel Bird et d'Uurtamo, l'officier du renseignement du Troisième Bataillon, Rogers a pu mener sa force en avant. Malgré le fait que les Allemands se sont cassés grâce à la Compagnie I à un endroit, cette Compagnie a, en fait, livré un combat magnifique. De l'autre côté, du côté est de la route Melonthal, le Premier lieutenant Vincent J. Kingston, Compagnie I, dont la femme, Mme Lillian Kingston résidait à la 133-139 114e place, Ozone Park, Long Island, N. Y., menait le Troisième peloton. Le peloton de Kingston possédait un avantage en ce qu'il avait un terrain surélevé surplombant la route et la zone où les pelotons de Capelli et Rogers étaient si pressés. Les Allemands, cependant, ont lancé une forte concentration de tirs de mortier et d'artillerie au début de leur attaque. Réaliser compte tenu de l'importance de la position de son peloton, Kingston a commencé à se déplacer dans la région pour encourager ses hommes et contrôler leurs tirs. Se frayant un chemin de trou de renard en trou de renard au milieu du feu de la machine allemande armes à feu, mitraillettes et fusils, Kingston a inspiré ses hommes à prendre une position déterminée. Finalement, le feu allemand l'a retrouvé et notre régiment a perdu un autre chef courageux. Alors que Kingston tombait, le sergent d'état-major Pellegrino A. Pacina, Monongahela, Pennsylvanie. s'avança pour prendre sa place. Pacina a maintenu le peloton organisé et lui a permis de repousser les attaques répétées et d'infliger de lourdes pertes sur les Allemands.
Deux tirailleurs automatiques, le soldat de première classe Oscar A. Akin, Summerfield, Kans, ont joué un rôle déterminant dans le retrait réussi du peloton de Rogers. et Privé de Première Classe Peter J. Mollo, Hyde Park, Masse. Alors que le peloton de Capelli était repoussé, les Allemands ont commencé à appuyer sur le flanc du peloton de Rogers. Ils furent immédiatement accueillis par le tir rapide des fusils automatiques Browning d'Akin et Mollo. Beaucoup tombé dans leur course vers l'arme. Puis ils ont commencé à lancer des grenades à main. Les deux hommes ont continué à tirer avec leur arme alors que les grenades éclataient autour d'eux et sont restés en position jusqu'à ce qu'un retrait soit effectué commandé.
Le peloton à l'est de la route tenait bon. À l'ouest de la route, le soldat de première classe Joseph Myers, Jr., Baltimore, Md., a rallié son escouade et a réussi à repousser les Allemands d'une section du peloton de Rogers jusqu'à ce que des ordres de retrait soient reçus. Après le début du mouvement rétrograde, Myers remarqua qu'une mitrailleuse légère avait été abandonnée. Il se fraya un chemin à travers le feu nourri des Allemands et il a ramené l'arme avec lui. Alors que les Allemands se dirigeaient vers la clairière mentionnée jusqu'à présent, un char du 191e bataillon de chars a commencé à tirer sur la clairière depuis la chaussée. Son feu a sans aucun doute retenu les Allemands. Puis il a continué à tirer jusqu'à ce que tous les fantassins se soient échappés, puis à tirer jusqu'à ce qu'il ait épuisé chaque tour de son canon et chaque tour de sa mitrailleuse munitions.
Après que les fantassins aient reculé sur la route, le char avait continué son feu sans protection des équipes de lance-roquettes allemandes. Les noms de l'équipage de ce char ne sont pas connus mais ceux qu'ils étaient, c'étaient des hommes courageux. D'une manière ou d'une autre, les garçons du lieutenant-colonel Welborn C. Dolvin, commandant du 191e bataillon de chars, semblaient toujours être à portée de main quand on en avait besoin. Il y avait eu des progrès considérables la critique de l'armure par les troupes d'infanterie et sans aucun doute, un grand pourcentage de celle-ci était justifiable. En Sicile, le commandant d'une compagnie de chars avait protesté lorsqu'on lui avait ordonné de lever ses chars et d'engager un char allemand Mark-VI dans les montagnes en disant que ce n'était pas "un pays de chars."Le Régiment Le commandant l'aurait informé que s'il escaladait les montagnes et convainquait le commandant du char allemand Mark VI que ce n'était pas un terrain propice aux chars, il l'excuserait de amener ses chars, mais, sinon, il les ferait monter à la hâte. Le 191e, et d'ailleurs le 645e Bataillon de Chasseurs de chars, les officiers et les hommes n'avaient pas à être cajolés et contraints de se battre. Ils ont mis au rebut des tenues depuis le début. Tout comme l'ancienne Première Division Blindée qui s'est sacrifiée au nord de la gare de Campo Leone, près de Rome, était une tenue de ferraille. Le retrait de la deux pelotons de la Compagnie I ont créé un espace d'environ 800 verges entre le peloton de Kingston et le reste de notre Troisième bataillon à l'ouest de Melonthal Road.

Notre deuxième bataillon a reçu l'ordre d'attaquer par l'intermédiaire de la Compagnie I pour rétablir la ligne d'origine. Avant cette époque, cependant, il fallait faire quelque chose en termes de points forts pour empêcher les Allemands de venir juste en bas de la route en direction de WILDENGUTH. Quelques points forts ont été mis en place. L'un de ces points forts était composé de douze hommes, y compris des commis et des munitions et des hommes de peloton pionniers du quartier général Compagnie, Troisième bataillon. Cette escouade de fortune était dirigée par le sergent d'état-major Joseph J. Brunt, de New York. À un moment donné, Brunt et ses hommes ont été coupés par 100 fantassins allemands. Avec le soutien d'un équipage avant-poste de la Compagnie K, cependant, ils ont repoussé les Allemands juste au sud-ouest de la clairière sans perte de terrain. Une étoile de bronze à titre posthume a été décernée au lieutenant Kingston, Pacina, Myers, Brunt, Akin et Mollo ont chacun reçu l'étoile de bronze. Exceptionnellement remarquable, lors du combat de la matinée, a été la conduite du soldat de Première Classe John J. Vilcsek, Cleveland, Ohio et du soldat Glen L. Nichols, Mendiants, Okla., tous deux de la compagnie M. Ces deux hommes ont transporté des munitions vers les positions de mitrailleuses de leur compagnie en continu tout au long de la matinée sur une route à travers la forêt, qui était couverte par toutes sortes de tirs allemands. Plusieurs fois, ils ont dû se frayer un chemin avec les munitions, mais elles ont toujours réussi. Chacun d'eux a reçu l'Étoile de bronze. Notre deuxième bataillon est arrivé et les compagnies F et G ont avancé contre des armes puissantes et des tirs d'artillerie. À 16 h 20 , la ligne d'origine a été restaurée et nos compagnies ont préparé leurs défenses pour la nuit. Le 9 janvier, notre Régiment a réajusté ses lignes pour le renforcement de ses positions. Notre deuxième Bataillon, sur la cote 253 au nord de WILDENGUTH, était sur le flanc droit de notre Régiment et notre troisième bataillon était au centre avec son flanc gauche s'étendant vers le sud jusqu'à l'autoroute principale menant à l'ouest jusqu'à WILDENGUTH. La Compagnie B a été relevée par la Compagnie I et s'est déplacée vers la gauche, à égalité avec le reste de notre Premier bataillon sur notre flanc gauche régimentaire. De nombreuses patrouilles ont été envoyées et toutes ont pris contact avec les Allemands. La compagnie G a lancé une attaque locale au nord de WILDENGUTH qui a été temporairement stoppée par le feu de deux puits bien placés Mitrailleuses allemandes. Sergent d'état-major Harold Jerowski, Boston, Massachusetts., ordonna à sa section de lui donner une couverture pendant qu'il avançait seul vers les canons allemands. Rampant de couverture en couverture, il a réussi à s'approcher suffisamment du premier emplacement pour lancer une grenade à main qui a tué ou blessé tout son équipage. Puis il plongea dans la position et trouva que la mitrailleuse allemande était relativement intact. Il a immédiatement ouvert le feu avec elle sur la Deuxième position de mitrailleuse allemande et a tellement dérouté l'équipage de cette position qu'un chœur de "Kamerads" bruyants en a résulté. Société G, puis a déménagé sur de prendre ses objectifs pour la journée. Jerowski a reçu l'étoile d'argent. GAMBSHEIM La 12e Division blindée US 14th AD attaque mais est repoussée en un jour de combat.

Les Allemands amènent des forces considérables en Alsace en traversant le Rhin en quinze endroits, en particulier entre FREISTETT et GAMBSHEIM et entre FORT-LOUIS et SÖLLINGEN. Le XXXIXe Panzerkorps lance son attaque sur HATTEN, passage obligé sur la route de STRASBOURG : c'est le début de la terrible bataille de HATTEN-RITTERSHOFFEN qui va durer 12 jours.

De violents combats ont également lieu autour de la station de pompage de la Breymuhl, près de ROHRWILLER. Durant plusieurs jours, du 8 au 11, elle est la scène de combats acharnés, au corps à corps. HATTEN Entre-temps, la 21e Panzer-Division 21 PzD s’est-elle aussi activée, et venue de SELTZ, attaque HATTEN, défendu par le 315e régiment d’infanterie américaine (79e division US 79th ID). 300 soldats américains sont alors faits prisonniers par les Allemands.

Tank PzIV détruit à HATTEN
Mais les Allemands ne peuvent maintenir leur présence que du côté est de HATTEN, car les tirs intenses de l’artillerie américaine les empêchent d’avancer plus loin dans le village.

9 janvier 1945

RIMLING 17SS PzGd attaque Rimling
Au matin, les allemands pénètrèrent à nouveau dans RIMLING au nord et à l'ouest; leur attaque les porte le long du PC de la compagnie F. Une Trentaine d'hommes de la compagnie F sont coupés du reste de la compagnie et faits prisonniers. Six hommes du peloton antichar placé au PC par le Sgt CAREY sont également capturés. PHILIPPSBOURG Le Pfc. HARRY Co.C du 274th 70th ID reçoit la Silver Star (page 144). BAERENTAHL Le 1st Lt. DESIDERIO 1st bat/275 reçoit la Bronze star lorsque 3 compagnies sont engagées pour déloger l'ennemi d'une position dominant le village (page 186) HATTEN Les allemands commencent à bouger vers HATTEN. Kampgruppe Feuchtinger lance son assaut sur HATTEN contre la 14e Division blindée US 14th AD pour 12 jours de combat du 9 au 21 janvier
Tanks M18 Hellcat et Sherman détruits à HATTEN
Le 1er bataillon du 315e régiment d’infanterie US 79th ID est bloqué à HATTEN, en raison de l’avance de la 21e Panzer-Division 21 PzD. REIPERTSWILLER Le 1/313 79th ID est à portée de grenade de l'objectif, à 14h la colline est prise. Le 2e bataillon en réserve doit avancer pour prendre les hauteurs. Ils y parviennent sans difficulté.
OBERMUEHLTAHL Cpt. SOKOLOW 1st Bat/276 70th ID organise le repli du bataillon et repousse une attaque. Bronze star (page 192)
ROTHBACH Le Pfc. VARIER HQ 2e Bat du 276th reçoit la Silver Star à titre posthume (page 11).

180th Reg 45th ID 180th/45th Page 329 Plus tard dans l'après-midi du 9, les Allemands lancèrent une contre-attaque locale qui coupa une partie de la section de mitrailleuses dont le soldat de Première Classe Irvin E. Smith, Compagnie H, Los Angeles, Californie, était membre. Smith s'est porté volontaire pour s'infiltrer à travers le territoire tenu par les Allemands et mettre les hommes piégés en sécurité. Il s'est frayé un chemin à travers les lignes allemandes et a trouvé non seulement les membres manquants de son section mais aussi un certain nombre de fusiliers de la Compagnie G,qu'il a tous ramenés en lieu sûr. Il a reçu l'étoile de bronze.

10 janvier 1945

PHILIPPSBOURG Le 1/275 retourne à NIEDERBRONN

Bilan de 10 jours de combat pour le 275th 70th ID:
* KIA 7 officiers, 45 soldats
* MIA 13 officiers, 318 soldats
* WIA 11 officiers, 152 soldats
* Évacués 11 officiers, 147 hommes (pieds de tranchée, pneumonie etc)
* il reste 114 officiers, 1780 soldats (en tout ça fait 2267, il en manque 700 comparé aux 2972 annoncés au début)

Le Technical Sergent GRUN meurt d'un éclat de mortier lors d'une patrouille visant à éliminer l'ennemi devant la compagnie. Bronze star posthume (page 37) Cpl. SPUDICK Co. H 276th gagne la Bronze star posthume près de OFFWILLER meurt part artillerie en retournant chercher le mortier et munitions (page 153)
Le Major MATAXIS 2d Bat/276 reçoit la Silver star pour avoir coordonné une attaque de nuit après la mort d'un commandant près de ROTHBACH. (page 168)
REIPERTSWILLER Les troupes à gauche -du 180th- et à droite -du 276th/70h Div- attaquent. Mais ils sont loin derrière et ne peuvent empêcher les infiltrations ennemies.

Soldat US creuse un trou à Reipertswiller
180th Reg 45th ID 180th/45th Page 329 Tout au long de la journée du 10 janvier, des contacts physiques étroits sont maintenus avec les Allemands. À 16h30, environ 25 Allemands attaquent le flanc gauche de la Compagnie K, mais sont rapidement dispersés par des tirs de fusils et de mitrailleuses. Dans le secteur de notre Deuxième bataillon, au cours du 10e, il y a un certain nombre de combats locaux acharnés, mais aucune attaque majeure ne se développe de part et d'autre. Une contre-attaque brutale menace de submerger certains des personnels de la Compagnie G, mais les mitrailleuses attachées de la compagnie H et le tir précis des fusiliers de la compagnie, interrompent l'attaque. Lors de l'attaque, le sergent William J. FRATTAROLA, Compagnie H, Greenwich, Connecticut rampe parmi ses artilleurs dirigeant leur tir, jusqu'à ce que les munitions des sections soient presque épuisées. Puis, accompagné de deux de ses hommes, il rampe à deux cents mètres à travers le feu allemand à une décharge de munitions et obtient les munitions nécessaires. Rampant vers ses hommes, il reprend le tir d'un de ses canons lorsque le tireur est touché et réduit au silence deux mitrailleuses allemandes. La contre-attaque allemande s'est donc soldée par un désastre avec quinze ennemis tués et quatre autres blessés. Dans une autre section de la Compagnie H, le soldat Harold PHILLIPS, San Diego, Californie, voit une escouade de l'une des compagnies d'assaut avancer, stoppée par des tirs de mitrailleuses allemandes. Malgré le feu nourri, Phillips déménage sa mitrailleuse lourde à travers une zone dégagée jusqu'à une position à partir de laquelle elle livre un tir de soutien qui aide grandement à vaincre la résistance allemande. FRATTAROLA a reçu la Silver Star et PHILLIPS la Bronze Star. HATTEN Les contre-attaques des Américains se soldent par un échec.

Une longue file de réfugiés venant par la route de WISSEMBOURG se déplace le long du canal de dérivation de la Moder. Au moins un quart de ces gens sont en chemise de nuit alors que le thermomètre indique -10° C. Ils racontent que les Américains ont tout anéanti devant eux avec des canons à tir rapide, pour arrêter l'attaque allemande.

11 janvier 1945

PHILIPPSBOURG Le Poste de Commandement qui hébergeait des blessés est touché par l'artillerie. Le 3e bat évacue 23 blessés quand un poste de commandement est touché.
Le Sous-Lt PASSANISI évacue des blessés et gagne les feuilles de bronze sur la Bronze star (page 32)
REIPERTSWILLER L'ennemi contre-attaque sur le flanc droit du 180th 45th ID, qui est presque à gauche du 1/314 79th ID. Mais il se replie et laisse grand ouvert le flanc gauche du 1/314 79th ID, faille immédiatement exploitée par l'ennemi ce qui force à abandonner les hauteurs, direction la rivière et SAEGEMUHLE. Les allemands atteignent la compagnie de cannons, mais agissant en tant qu'infanterie ils sont prêts et les arrètent net.
Dans la nuit du 11, le 2e Bat du 157th 45th Div 45th ID arrive pour restaurer les positions du 1/314 79th ID, ils attaquent sans délai de nuit en terrain inconnu, sans reconnaissance. À 1 heure du matin ils parviennent à un miracle.
Caporal VUKOVICH Co.H 276th Bronze star (page 8)

Soldats US dans les montagnes à Reipertswiller
180th Reg 45th ID 180th/45th Page 330 À 7h00 du matin le 11 janvier, les Allemands ont lancé une attaque très lourde avec l'effort principal dirigé contre la Compagnie G. Cette Compagnie a immédiatement mis en place une défense très lourde mais c'était lentement mais sûrement repoussé à travers la forêt enneigée. L'attaque a frappé très soudainement et des troupes moins aguerries auraient pu être désastreusement vaincues. Les fusils de la Compagnie G, cependant, ont fait un lourd tribut aux Allemands. Parmi les actions remarquables figurait celle du soldat de Première Classe Doff Williams, Compagnie G, Cirtswile, New York. Quand l'attaque allemande a frappé, Williams se déplaçait parmi les membres de son équipe, dirigeant leur tir et les encourageant à défendre les positions de l'équipe. Une mitrailleuse allemande causait beaucoup de problèmes à notre peuple. Williams a rampé vers elle et a lancé une grenade à main. L'équipage allemand abandonna son arme et s'enfuit. Profitant de la confusion des Allemands, Williams courut vers la mitrailleuse ennemie et commença à la tirer sur ses anciens propriétaires. La dotation de la mitrailleuse par Williams a positivement empêché son équipe d'être coupée et anéantie. Il y avait le soldat de Première Classe Louis Castillo, Compagnie G, Santa Rosa, Texas. Comme les Allemands, avec leur nombre supérieur infiltré à travers les bois couverts de neige, qui ont été rendus plus sombres par le bas brume et nuages suspendus, ils ont commencé à entourer l'escouade de Castillo. L'équipe a immédiatement commencé à se battre, mais les Allemands, avec leur nombre supérieur, se sont rapprochés de plus en plus. Castillo soutenu une blessure douloureuse, mais il refusa de retourner à l'arrière, dégaina son pistolet et tira sur les Allemands, infligeant de nombreuses pertes et couvrant le retrait de son escouade par la dernière voie de fuite disponible. Cuisinier de Première Classe Charles H., Compagnie G, Fredonia, Kans. portait un message de son commandant de compagnie au Troisième peloton lorsque six tirailleurs allemands ont exigé sa reddition. Au Lieu De Cela au moment de se rendre, il a ouvert le feu avec sa carabine, tuant un et blessant deux des Allemands et faisant fuir les trois autres. Le sergent Daniel Wilson, Jr., Compagnie G, dont l'épouse, Mme Margaret Wilson, résidait à Newport, Del. (Encadré 241), était membre de la section de mortier de sa compagnie lorsque l'attaque allemande s'est intensifiée. Les la section a été encerclée par deux pelotons des assaillants et Wilson a été blessé. Malgré ses blessures, il se fraya un chemin à travers l'anneau environnant de Ger- mans et a amené un char qui a explosé l'ennemi avec un tel effet que la section a pu se dégager. Williams a reçu la Silver Star. Cook a reçu la Première Grappe de Feuilles de Chêne à l'Étoile de Bronze, Castillo a reçu l'Étoile de Bronze et Wilson, qui a ensuite été tué, a reçu l'Étoile de Bronze à titre posthume.

À 8 h 30 Α.Μ., La compagnie G avait été forcée de se retirer sur les hauteurs aux abords de la cote 330 immédiatement à l'ouest de WILDENGUTH et les Allemands réussirent à s'infiltrer derrière les compagnies F, K et L. À 9 h 30, ces compagnies ont reçu l'ordre de se retirer et de former une nouvelle ligne défensive à gauche de la Compagnie G. Les Allemands ont essayé d'appuyer sur leur avantage pêle-mêle et ont par conséquent perdu lourdement morts, blessés et prisonniers faits. Féroce était la résistance de la Compagnie K à l'attaque allemande. Alors que les Allemands réussissaient à infiltrer nos lignes, le capitaine Norman J. Young, Compagnie K, New York, N. Y., Commandant de cette Compagnie et le Premier lieutenant Virgil P. Woodall, Fredonia, Kentucky, le Dirigeant de l'entreprise, a alerté tous les hommes disponibles. Un groupe d'Allemands en force considérable réussit à attaquer la maison dans laquelle Young avait son poste de commandement. Immédiatement jeune s'est procuré un mitraillette et déplacé vers le coin droit du bâtiment où l'attaque était la plus lourde. Il a ouvert le feu avec son arme et a immédiatement attiré des tirs de mitraillettes, de bazookas, de fusils et grenades à main. Woodall, dans une autre section de la maison, a dirigé le feu de ses hommes du groupe du quartier général et a tué de nombreux Allemands qui s'y trouvaient. Il a tiré sur les Allemands avec sa carabine, puis leur a lancé des grenades à main. Lorsque les Allemands ont commencé à lancer des grenades à main, Woodall, bien qu'il savait qu'elles exploseraient à tout moment, a attrapé plusieurs des grenades dans ses mains et les a rejetées aux attaquants. Finalement, il a été douloureusement blessé mais il a continué à se battre. À l'une des fenêtres de la maison, le sergent technique Robert P. Marcinko, Niagara Falls, New York, a posé une mitrailleuse légère sur l'épaule d'un de ses camarades et s'est exposé aux Allemands armes afin d'obtenir un champ de tir, il a tiré l'arme à travers la fenêtre avec un tel succès que les Allemands ont été contraints de se retirer de ce côté de la maison. Le capitaine Young a vu un groupe d'Allemands commencer à se faufiler à travers la clairière vers la maison. Constamment en alerte, il se précipita vers le grenier, tira dessus et tua plusieurs de ces Allemands. En fait, les fusils de l'ensemble du groupe du quartier général et les autres troupes à proximité étaient très précis. Les Allemands, au sens figuré, avaient "saisi un tisonnier chaud" et ne pouvaient pas le lâcher. Quelles avaient été leurs la capture presque certaine d'un poste de commandement de la Compagnie américaine s'est transformée en un désastre qui leur a coûté quatorze morts, six blessés et quinze prisonniers. Lorsque sa position est devenue intenable, Young et Woodall ramena leurs hommes vers les nouvelles lignes qui avaient été établies. Woodall a reçu la Troisième Grappe de Feuilles de Chêne en Bronze à l'Étoile d'Argent. Le retrait de nos Deuxième et troisième bataillons fut achevé à 1:58 Ρ.Μ.

Lorsque le technicien de quatrième année Jack P. Shannahan, Muskogee, Oklahoma. et technicien de cinquième année Jack P. Hedges, Pawhuska, Okla., tous deux de notre détachement médical, ont appris que les blessés américains avaient laissés en territoire ennemi, ils ont demandé la permission à notre chirurgien du Deuxième bataillon d'essayer de faire sortir les blessés. La seule route disponible avait fait l'objet d'une grande activité allemande. Avec la permission accordée, les deux courageux médecins ont poussé leur coup d'œil à travers les tirs d'armes légères et ont réussi à atteindre une maison dans les bois qui contenait les soldats blessés. En plaçant deux parmi les patients de la litière sur le capot de la peep, un troisième patient de la litière sur le siège arrière et entassant trois autres blessés dans le petit véhicule, Shannahan et Hedges ont réussi à amener tous les des hommes blessés empruntent la même route dangereuse pour se mettre en sécurité. Shannahan a reçu la Première Grappe de feuilles de chêne à la médaille de l'Étoile de bronze et Hedges a reçu l'Étoile de Bronze. Des prisonniers emmenés, on apprit que l'attaque du jour avait été menée par le 12e Régiment SS de la 6e Division SS de Montagne renforcée par le 506e Bataillon de Grenadiers blindés. (Cette unité n'existe pas. C'est peut-être le SS-und Schi-Jäger-Polizei-Bataillon 506) Pour empêcher toute pénétration ultérieure des puissantes forces allemandes, notre Premier bataillon a été relevé en position par le Premier bataillon du 179th Infantry du secteur de Wingen. Notre Premier Bataillon alors déplacé dans de nouvelles positions derrière nos Deuxième et troisième bataillons. Notre régiment a maintenu des patrouilles de contact avec le 179th Infantry à notre gauche et le 314th Infantry à droite. HATTEN-RITTERSHOFFEN Les 25e Panzergrenadier-Division et 21 PzD 21e Panzer-Division continuent leurs attaques sur HATTEN-RITTERSHOFFEN, et occupent les deux tiers de RITTERSHOFFEN.

12 janvier 1945

FRONT DE L'EST Offensive russe Vistule-Oder
L'armée rouge lance la plus grande offensive de toute la guerre contre l'Allemagne centrale: l'Opération Vistule-Oder.
La situation est si catastrophique pour les allemands qu'Hitler ordonne que les tanks soient transférés vers le front de l'est; les forces en Alsace passant à la défensive.
PHILIPPSBOURG 16h40 9 Focke-Wulf 190 bombardent en piqué le village.
Focke-Wulf 190E Forte tempête de neige page 44

Près de Philipsbourg le Pfc CLARK Co.C en patrouille en binôme tombe sur un nid de mitrailleuse, capture les deux occupants et beaucoup de munitions sans tirer un seul coup de feu. Bronze star page 44.
REIPERTSWILLER L'ennemi contre-attaque de front le 2/157 45th ID, mais l'attaque est repoussée.
Dans la nuit le 1/314 79th ID est renvoyé occuper ses positions pour relever le 2/157 45th ID.
Le 1/314 est alors détaché du 313 79th ID et rattaché au 180th45th ID .
180th Reg 45th ID 180th/45th Page 331 À 14 h 30 le 12 janvier, notre Premier bataillon a traversé des éléments de la Compagnie K et de la Compagnie G et a attaqué au nord. Au cours de l'attaque, le soldat Harold B. Jackson de la Compagnie A, dont le père, M. Wilbur Jackson, résidait au 527, rue South Spurgeon, Altus, Oklahoma., aidait son peloton à dégager la pente avant d'une colline sous le feu nourri des tireurs embusqués, lorsqu'il a vu l'un de nos blessés allongé à une cinquantaine de mètres de l'avant de la position de sa compagnie. À travers le feu ennemi qui traversait la zone, Jackson a rampé sur le côté de l'homme blessé et, utilisant son propre corps comme bouclier, a réussi à emmener le garçon à l'abri d'une souche d'arbre où il a administré les premiers soins. Alors qu'il bandait l'homme, Jackson a été tué par un tireur d'élite allemand. L'acte du brave homme a été honoré par l'attribution posthume de la médaille Silver Star. Dans le secteur de la Compagnie B, nos troupes ont gravi la colline au nord de la route qui part à l'ouest de WILDENGUTH. Le peloton dont Morris L. Olson, Pulaski, à l'ouest. était un carabinier automatique, a été retenu à un endroit dans les bois par le feu de deux mitrailleuses allemandes. Avançant et tirant de courtes rafales de son arme, Olson a tué le l'équipage qui dirigeait l'une des mitrailleuses. En continuant, il atteignit un point à trente mètres de la deuxième mitrailleuse et alors qu'il tentait de l'assommer, il fut grièvement blessé par des tirs d'armes légères allemandes. Son peloton, grâce à son action, a pu monter, s'occuper de la deuxième mitrailleuse puis mener le reste de la Compagnie B dans son avancée. Olson a reçu l'étoile d'argent. À 16 heures, les Allemands ont contre-attaqué contre la Compagnie B. Lors de la contre-attaque, le sous-lieutenant Reece Jones, un officier indien de Porum, Okla., commandait un peloton de machines canons de la Compagnie H qui soutenaient notre Premier bataillon. La contre-attaque allemande a été précédée d'une préparation d'artillerie lourde et, au fur et à mesure que l'artillerie se levait, Jones a observé une importante force allemande s'infiltrant autour du flanc gauche de sa position. Saisissant une mitrailleuse lourde, il a couru avec elle pendant cinquante mètres à travers le feu nourri des Allemands et l'a mise en place dans une position à partir de laquelle il a pu tuer de gros nombre d'Allemands et arrêter complètement l'infiltration. Jones a reçu l'étoile d'argent. On se souviendra que Jones, un Garde national, a remporté sa Commission sur le champ de bataille. Le caporal Harvey A. Ball, de la compagnie C, à Hughsville (Indiana). avait mené des patrouilles en préparation de l'attaque de notre Premier bataillon et avait rapporté de nombreuses informations précieuses sur les positions allemandes qui aidé nos forces, à la fois dans leur attaque et dans leur répulsion de la contre-attaque allemande. Une fois, lorsque les Allemands ont tenté d'encercler sa patrouille, il a manœuvré ses hommes et a déjoué la tentative. Quand on de ses hommes a été blessé, Ball a essayé de ramper à son secours mais a lui-même été grièvement blessé. Il a néanmoins dirigé sa patrouille en toute sécurité vers nos lignes. Il a reçu l'étoile de bronze. La nuit du 12 janvier 1945 a trouvé notre Premier bataillon fermement établi dans ses positions au nord de WILDENGUTH et sans aucun terrain perdu face à la contre-attaque allemande. Le contact a été maintenu avec le 314e Infanterie à notre droite toute la nuit. Le 13 janvier, notre Premier bataillon a poursuivi son attaque. À 7 heures du matin, le bataillon a attaqué avec la Compagnie A à droite et la Compagnie B à gauche. La compagnie B soutenue par deux chars a fait l'effort principal. Des combats acharnés ont abouti au froid, à l'obscurité et à la neige solidité des bois.
À un moment donné de l'avancée, la compagnie A était freinée par des tirs de mitrailleuses lourdes et d'armes légères. Sergent technique Edward J. Deal, Michigan City, Indiana. dirigeait un peloton de la Compagnie B et a reçu l'ordre de déplacer son peloton sur le flanc de la Compagnie A afin de neutraliser les tirs nourris. Après que le peloton eut avancé d'environ trois cents mètres, il fut impliqué dans un combat acharné et deux éclaireurs ont été tués. Deal a aidé l'une de ses escouades à traverser le feu nourri et l'a dirigée pour neutraliser le feu allemand. Puis, réorganisant son peloton, il a mené ses hommes habilement et agressivement dans un assaut qui a chassé plusieurs mitrailleurs allemands de leurs positions. L'entreprise B et l'entreprise A ont ensuite poursuivi leurs objectifs principaux. Aucune des deux compagnies, cependant, n'a pu avancer de plus de 300 verges. Deal a reçu la Croix de Guerre. À gauche, la Compagnie K se battait avec des troupes SS obstinées dont elle attaquait les positions. L'entreprise n'a pas fait de gros gains au cours de la journée mais elle a réussi, grâce aux efforts du soldat de Première Classe Tracy B. Shelton, Stanleytown, Virginie., en éliminant un point fort gênant que les Allemands avaient établi autour d'une pirogue sur le flanc d'une colline. Shelton a rampé sous la machine des coups de feu et a jeté une grenade à main dans la pirogue, mais les Allemands l'ont renvoyée et elle a explosé à une courte distance de lui. Shelton a ensuite rampé jusqu'à deux mètres de la pirogue d'où il a tiré tout cinq de ses occupants. Il a reçu l'étoile de bronze.
HATTEN-RITTERSHOFFEN A l’appui de violents tirs d’artillerie sur ces deux villages (on pense aux pauvres civils dans les caves !), les Américains essayent de repousser les Allemands hors de HATTEN-RITTERSHOFFEN.

Entre le 10 et 12 janvier à HATTEN 1/315th inf. 79th ID 79th Div est encerclé et fait prisonnier lors de la contre attaque par la 21 PzD 21 Pz Div et la 25 PzGdr Div.

13 janvier 1945

PHILIPPSBOURG 2d LT.BECK Co.I 274th 70th ID en patrouille au Wurzlkopf reçoit la Bronze Star en tirant vers le haut de la colline (page 21)
Sgt. BARTRAM Co. C 274th gagne la Bronze star près de Philippsbourg (page 101)
Sgt. PICKELSIMER Co. K 274th gagne la Bronze star près de Philippsbourg (page 148)
Pfc. WALTE Co. F 276th gagne la Bronze star posthume près de Rothbach (page 179) REIPERTSWILLER Le 313e Régiment 79th ID est relevé par le 276th 70th ID, et détaché de la 45e Division 45th ID .
Vers minuit ils s'assemblent sur la crète au sur de PICARDIE et rejoignent la 79e Division 79th ID dans la plaine d'Alsace, sur la ligne Maginot à l'ouest de HATTEN. Le 13-14 janvier la 45e vient relever les 2e et 3e bat du 276th reg/70th inf qui part vers Bitche, et les 1er et 3e Bat du 313th infantry qui se sont couverts de gloire en faisant 400 prisonniers 79th ID (page 100).
L'anéantissement du 157e/45th va commencer.

180th Reg 45th ID 180th/45th Page 332 Au cours du 13, la Compagnie E de notre Régiment relève la Compagnie A du 313th Infantry sur les hauteurs au nord-ouest de WILDENGUTH. Le reste de notre Deuxième bataillon améliore ses positions défensives. À la tombée de la nuit notre troisième bataillon est en position sur les hauteurs à un kilomètre au nord de WILDENGUTH. Le Premier bataillon du 314th Infantry qui est rattaché à notre Régiment et occupe des positions à droite de notre troisième bataillon pendant le 12. Notre troisième bataillon repousse plusieurs petites contre-attaques sans perte de terrain. La Troupe de reconnaissance de la 45e Division estt également rattachée à notre Régiment et reçoit l'ordre d'organiser des positions défensives derrière le Premier Bataillon du 314e d'Infanterie. Dans la nuit du 13 au 14 janvier, plusieurs patrouilles allemandes tentent de s'infiltrer dans les positions de notre Premier bataillon et quelques combats de feu en résultent. Vers minuit, une forte patrouille de combat allemande attaque les positions de la compagnie A, dépasse les deux mitrailleuses légères de la compagnie et précipite un engagement qui dure le reste de la nuit. Les Allemands sont finalement repoussés. Le Private Joseph M. KRAJEWSKI, Philadelphie, Pennsylvanie et le Pfc Hector LUNA, San Juan, Texas, tous deux de la Compagnie A, repoussent les attaques répétées des Allemands alors que ces derniers tentent de s'infiltrer au-delà de leur positions. Se procurant de temps en temps des munitions supplémentaires et utilisant des grenades à main, les deux hommes tuent cinq des assaillants et empêchent le reste d'entre eux de les dépasser. Chaque homme a reçu la Bronze Star.

14 janvier 1945

Sherman détruit à HATTEN
Sherman détruit à HATTEN
Les Américains introduisent de nouvelles forces dans la bataille; la 14e division blindée US et une partie de la 79e division d’infanterie US.

PHILIPPSBOURG 75 camions emmènent le 275 vers Lixingen et maintenant rattaché au 21e Corps (cad loin de la VIIe armée). REIPERTSWILLER Tentative US pour la prise de la colline 420.
180th Reg 45th ID 180th/45th Page 332 Un contact étroit a été maintenu tout au long de la matinée du 14. Puis à midi, après une lourde préparation au mortier, les Allemands lancent une contre-attaque contre la Compagnie B. À deux heures, l'attaque avaient été repoussés sans perte de positions par nos forces. Au cours de la contre-attaque, le soldat de Première Classe Charles E. Moore, Jackson, Ohio, a constaté que depuis son emplacement, il était incapable de tirer son mitrailleuse légère sur les Allemands. Il a retiré l'arme de son trépied. Il a ensuite jeté la ceinture de munitions par-dessus son épaule et s'est avancé bien avant les fusiliers, tirant sur les Allemands et les forçant à se mettre à couvert. Les autres membres de la Compagnie se sont immédiatement joints à l'assaut. Moore a tué huit Allemands au cours de son avance et a poussé un certain nombre d'autres à se retirer rapidement. Société B il a ensuite interrompu la contre-attaque et, de fait, s'est emparé de certaines des positions occupées par les Allemands. Moore a reçu l'étoile d'argent .

À 9h00 le 14, la Compagnie E a attaqué au nord sur les hauteurs au nord - est de WILDENGUTH. Après avoir surmonté une forte opposition allemande, il a avancé d'un kilomètre sur les hauteurs à l'ouest de Hill 388 où l'attaque a été stoppée par des tirs de canons automoteurs et de mortiers allemands. À 15 h 15, les Allemands ont contre-attaqué la Compagnie E avec une soixantaine d'hommes d'infanterie, mais vers 16 h 30, ils ont été contraints de se retirer après avoir subi de très lourdes pertes. À 9h00, notre troisième bataillon a poursuivi son attaque sur le flanc droit de notre Premier bataillon. Les avances se poursuivirent lentement contre des positions allemandes bien préparées sur un terrain dominant. Par l'obscurité, notre Le troisième bataillon était en position à un kilomètre au nord de la ville et avait rejoint les patrouilles de notre Premier bataillon sur la droite. À 8 h 30, le Premier bataillon du 314th Infantry a attaqué à la nord avec ses compagnies A et C de front. Le contact a été immédiatement établi avec les Allemands le long du front du bataillon et à 9 h 30, les deux compagnies ont été bloquées par des tirs d'armes légères, d'artillerie et de mortier. Des échanges constants de tirs d'armes légères pendant la majeure partie de la journée ont empêché les compagnies d'avancer. À 15 h 23, un peloton renforcé de la Compagnie C du 314th Infantry, dans le but d'établir le contact avec notre Compagnie E sur leur gauche, a rencontré de forts tirs de fusils allemands et n'a pas pu accomplir sa mission. Le 14 janvier, le sergent d'état-major Edward Ditmyer, de la Cannon Company, a été nommé sur le champ de bataille au grade de Sous-lieutenant d'infanterie. du Général Commandant de la Septième Armée.

Le Premier bataillon du 315th Infantry a été attaqué à notre régiment et a achevé le soulagement des Premier et Deuxième bataillons du 313th Infantry à 2h55 Α.Μ. le 14. Le bataillon est ensuite allé il se positionne sur le flanc droit du Premier bataillon du 314th Infantry et attaque vers le nord à 8h30. L'avancée se poursuivit contre une résistance allemande modérée et à 13 h 40, la Compagnie B du 315th Infantry avait atteint les hauteurs à l'est de la cote 240 et la Compagnie C était sur la cote 345. Un peloton de La Compagnie A a été engagée sur la route principale menant au nord de Reipertsweiller où elle a établi un contact physique avec le Premier bataillon du 314th Infantry. Pendant la journée du 14, la Troupe de reconnaissance de cavalerie a maintenu des patrouilles à moteur et à pied entre le flanc gauche de notre Régiment et le 179e d'Infanterie à l'ouest. Au cours de la période du 15 au 20 janvier inclusivement, notre Régiment a ajusté ses positions pour se conformer aux limites changeantes du régiment. À la fois le Premier Bataillon du 314e et le Premier Le bataillon du 315th Infantry est relevé et reprend le contrôle de sa division. Le contact a été sécurisé et maintenu avec le 179th Infantry à notre gauche et le 157th Infantry à notre droite. Quotidien des patrouilles et des sondages des lignes allemandes ont mis en évidence la période. Les positions défensives ont été améliorées par l'utilisation intensive de barbelés et de champs de mines. Au cours de la période Les Allemands interdisaient fortement les installations avant et arrière. Le poste de commandement régimentaire se trouvait à Wimmenau et cette ville faisait l'objet de violents bombardements allemands. Plusieurs tentatives d'infiltration à petite échelle nos positions ont été repoussées. HATTEN-RITTERSHOFFEN Le bataillon d’infanterie américain est repoussé hors de HATTEN. Certaines parties de RITTERSHOFFEN sont reprises par les allemands.

15 janvier 1945

17 divisions allemandes sont déployées au sein des groupes d'armées "G" et "Oberrhein".

PHILIPPSBOURG Le Sous-Lt. HATANAY observateur d'artillerie remplace le chef de section tué pour prendre une colline page 74
Sgt. MARSHALL Co.I 274th page 10 REIPERTSWILLER Le 3e Battaillon de 157th régiment de la 45e Division 45th ID atteint la cote 420. Mais pourra-t'il la tenir face à la 6SS Troupe de montagne 6th SS qui est en train de les encercler?

Le 36th Engineers 36th Enginneers Batailon (converti en infanterie) vient relever le 2/275 70th ID.
180th Reg 45th ID 180th/45th Page 333 Lors des opérations du 15, une section de mitrailleuses lourdes de la compagnie H est à court de munitions. Le Pfc Robert B. WILSON, Compagnie H, Paden, Oklahoma, un Garde national, charge ses hommes de munitions et a traverse un barrage d'artillerie lourde allemande aussi près que possible des positions de sa compagnie. Puis, grâce à des tirs directs de chars, il continue à pied et réussit à livrer les munitions indispensables à la section.
Les Allemands lancent une attaque sur la Compagnie K au cours du 15, tuant ou blessant tous les équipages de deux mitrailleuses qui soutenaient cette Compagnie. Puis le Sergent d'État-major Edward WOODMANC de la compagnie K, avance à travers les tirs d'armes légères lourdes et de grenades jusqu'à la position de la mitrailleuse. Bien qu'il soit renversé deux fois par une commotion cérébrale due à un éclatement d'obus, il atteint les canons et place un feu nourri sur les Allemands qui contre-attaquent. WOODMANCY reste en position et les Allemands sont repoussés avec de lourdes pertes. STRASBOURG Au sud, la 2ème armée française a arrêté les Allemands après de durs combats. La 3ème division d'infanterie algérienne vient renforcer les troupes américaines au nord.

16 janvier 1945

REIPERTSWILLER La 6e Division SS encercle les collines 421 et 402.
180th Reg 45th ID 180th/45th Page 333 Le 16, le technicien de cinquième année Charles R. Stokes, Layland, W. Va. et le caporal Edward P. English, Brooklyn, N. Y., tous deux de notre détachement médical, quittent des positions abritées et conduisent une jeep six cent mètres pour sauver l'un de nos soldats qui gisait sur une route très bombardée. Alors qu'ils transportent le blessé jusqu'à la jeep, un obus heurte le véhicule, le détruisant. Les deux médecins, cependant, ont alterné pour ramener le blessé au poste de secours. GAMBSHEIM La 12e Div blindée US 12th AD reprend l'attaque sur GAMBSHEIM près de HERRLISHEIM mais est repoussée.

RITTERSHOFFEN Une partie de la 21e Panzer-Division 21 PzD, totalement épuisée, est remplacée par la Fallschirmjägereinheit (unité parachutiste). Ses combattants, à l’aide de lance-flammes, tentent en vain de repousser les Américains hors de RITTERSHOFFEN.

17 janvier 1945

REIPERTSWILLER Les renforts US envoyés pour briser l'encerclement du 3e Bataillon du 157th 45th ID sont stoppés (compagnies A, B, AT, F)

180th Reg 45th ID 180th/45th Page 333 Le 17 janvier 1945, le soldat de Première Classe Delmar E. BRAWLEY, Van Buren, Mo., Soldat de Première Classe Vernon V. GIBBS, Newton, Missouri et le Soldat de Première Classe Bryon E. SNEED, Thaxton, Missouri, tous de la Compagnie du Quartier général du Troisième Bataillon, se distinguent en patrouillant sur les lignes de communication entre le Poste de commandement du Bataillon et les Compagnies avancées au cours d'une artillerie allemande prolongée, mortier et barrage de tir de char. Pendant six heures pendant le barrage, ils travaillent le long des lignes. Cinq fois, ils réparent les coupures et maintiennent les communications. Dans notre Compagnie Antichar, le 17 janvier près de WILDENGUTH, le Sergent technique Samuel F. FERSTER, Sunbury, Pennsylvanie, quitte son trou de renard au milieu d'un lourd barrage de mortier pour aller au secours de deux membres de son peloton. Enrôlant l'aide d'un autre soldat, il transporte les blessés les plus graves des deux hommes jusqu'à un véhicule qui l'emmène au poste de secours. HERRLISHEIM La 10e SS Pz Division balaye deux bataillons US.

HATTEN-RITTERSHOFFEN Sherman détruit à HATTEN
Sous l’épaisse neige qui tombe sans arrêt, les combats de maisons à maisons se poursuivent dans les deux villages.

18 janvier 1945

REIPERTSWILLER 157th/45th Les US tentent désespérément de briser l'encerclement.

180th Reg 45th ID 180th/45th Page 333 Le 18 janvier, le Soldat de Première Classe Elmer E. STUART, Waverly, III. et le Soldat de Première Classe Frederick G. ALLEN, Cleveland, Tennessee,tous deux de la Compagnie K emmènent leur radio à un avant-poste lorsqu'une lourde contre-attaque allemande à l'aube force leur compagnie à se déplacer vers une position plus favorable. Ils maintiennent le contact avec le poste de commandement du bataillon malgré les tirs nourris d'armes légères allemandes et les barrages périodiques de mortiers et restent à leur poste pendant six heures jusqu'à ce qu'on leur ordonne de rejoindre leur unité. Au cours de la même contre-attaque, le Premier lieutenant Albert J. BARRON, Compagnie K, Hanford, Californie rampe seul jusqu'à un point de vue à cinq cents mètres devant la position de sa compagnie enregistre ses mortiers et des tirs d'artillerie amis sur des voies d'approche probables. Lorsque l'attaque frappe, BARRON dirige de lourds tirs de mortier de 81mm sur les Allemands qui les arrêtent après une courte avance. Le 18, Technicien de cinquième année Jaime MARTINEZ, Détachement médical, Donora, Pennsylvanie, sort sous le barrage d'artillerie lourde allemande dirige des escouades de civières pour secourir dix-neuf soldats blessés.

19 janvier 1945

REIPERTSWILLER 180th Reg 45th ID 180th/45th Page 333 Le 19 janvier, lorsque les lignes de communication ont été rompues dans la compagnie B, le sergent James L. PRICE, Canton, Géorgie, quitte son bunker et rampe sur 150 mètres pour réparer les deux coupures dans les lignes de sa compagnie et dans la ligne de l'observateur avancé du 171e bataillon d'artillerie de campagne. Wilson, Anglais, Stokes, Brawley, Gibbs, Sneed, Ferster, Stuart, Barron, Martinez et Prix ont chacun reçu l'étoile de Bronze et Woodmancy l'Étoile d'Argent.

Le 19, le sergent d'état-major Frank E. WILCOX, Compagnie I, Kansas City, Missouri, établit un avant-poste de sécurité surplombant une route qui mène à une section à peine tenue de la ligne de sa compagnie près de WILDENGUTH. Il observe une centaine d'Allemands et deux chars se déplaçant sur la route vers nos lignes, signale ce fait à sa compagnie et appelle à des tirs d'artillerie, de mortier et de mortier chimique. Le barrage s'écrase parmi les Allemands qui avançent, dont certains ont réussi à se loger entre l'avant-poste et la Compagnie I. WILCOX reçoit l'ordre d'abandonner son avant-poste et de retourner dans la Compagnie. Il le fait, mais fait des arrêts fréquents, mise sur l'écoute de sa ligne téléphonique et l'ajustement des tirs d'artillerie sur les Allemands. Ses actions héroïques brisent ce qui avait promis d'être une grave attaque contre sa compagnie. Il reçoit la Bronze Star. GAMBSHEIM Les nouvelles attaques US sur le village sont repoussées.

HAGUENAU La 10SS bascule vers le front d'HAGUENAU.

Les troupes allemandes avancent de SÖLLINGEN vers le Rhin, jusqu’à ROESCHWOG et SESSENHEIM, mais ne peuvent soulager les Allemands à HATTEN-RITTERSHOFFEN.

Le 19-20 janvier le 2/314th 79th ID à DRUSENHEIM est étrillé lors de son repli par une unité SS, le 22 PGRgt, 10SS PzD. Attaque allemande qui débute vers 16h30 le 19, le bataillon est encerclé vers 18h15.

20 janvier 1945

Hetzer Flammenwerfer utilisé pour attaquer la casemate d'ESCH à HATTEN
Hetzer Flammenwerfer utilisé pour attaquer la casemate d'ESCH à HATTEN
COLMAR La 1re Armée Française commence la réduction de la poche.
le 1er Corps français du général BETHOUARD, par un temps abominable, donne l'assaut entre THANN et MULHOUSE, au sud de COLMAR.

HAGUENAU Le Major-Général PATCH autorise le retrait du nord d'HAGUENAU vers la rive de la Moder.

A 5h00 l'ordre de repli du "sauve qui peut" arrive. En tout seul 4 officiers et 86 hommes de la F/314 79th ID s'échappent ainsi, que des groupes épars des compagnies E, G, H, HQ et un groupe de la I&R. Le nombres de prisonniers est important car tout le reste du bataillon est perdu, plus un platoon de TD et ses hommes. Il ne reste plus que 241 hommes au 2/314 79th ID (Off-Mdr à la HQ 2-45, E 1-28, F5-93, G 0-44, H 0-23).

Le 6e Corps américain est obligé de se retirer de HATTEN-RITTERSHOFFEN, et de retraiter sur la Moder près de HAGUENAU. Les difficiles affrontements et les revers subis à HATTEN-RITTERSHOFFEN en sont la raison, mais aussi le danger d’un éventuel encerclement par les Allemands pouvant déboucher par la tête de pont établie plus au sud, près de SESSENHEIM en direction de HAGUENAU.

HATTEN-RITTERSHOFFEN Le front se stabilise sur la Moder dans la nuit du 20 au 21. Les habitants de HATTEN qui ont survécu peuvent sortir des caves où ils s'étaient terrés. Sur les 365 maisons que comptait le village, 350 sont détruites et partout il y a des cadavres qui jonchent le sol. 2500 soldats et 83 habitants du village y ont trouvé la mort durant la bataille.

REIPERTSWILLER Après 3 jours dans le froid à manger froid dans un trou, sans ravitaillement ni munitions, Les compagnies G,C,I,K,L du 3/157th 45th IDse rendent. Seuls deux soldats s'en sortent, en rejoignant le PC du bataillon en descendant les collines sans passer par les chemins. Le 3e Bataillon du 257e régiment de la 45e Division d'infanterie n'existe plus.

Déplacer des unités sur une carte est une chose, mais c'en est une autre de passer 5 jours
180th Reg 45th ID 180th/45th Page 333 Le 20 janvier, après que les allemands aient réussi à encercler les 5 compagnies du 157th Infantry dans les collines au-dessus de REIPERTSWILLER sur notre droite, des plans et des reconnaissances sont menées pour le repli et l'occupation d'une nouvelle ligne de résistance le long des hauteurs au sud de REIPERTSWILLER, SAEGEMUHLE et WILDENGUTH.

21 janvier 1945

Le SHAEF ordonne un repli général derrière la Moder.
Certains soldats US ont mangé de la neige pour boire. Le lendemain ils ont perdu la voix. La plupart ont souffert de pied de tranchée, ce qui se produit quand les pieds sont mouillés trop longtemps sans pouvoir mettre de chaussettes sèches chaque jour (6000 victimes en tout).
Les soldats qui se sont battus à HATTEN pouvaient bénéficier des caves, ce qui explique pourquoi certains ont refusé de se replier le 21 janvier (repli général de la 7e armée derrière la frontière naturelle rivière Moder, et même très mécontents puisqu'ils pensaient pouvoir gagner, tout ça pour rien. Alors que ceux dans les montagnes étaient très heureux de se replier. REIPERTSWILLER 180th Reg 45th ID 180th/45th Page 333 Au cours de l'après-midi du 21 janvier, notre Deuxième bataillon s'organise et occupe des positions défensives sur notre flanc droit régimentaire. À 18 h 30, nos Premier et Troisième bataillons commencent leur retrait qui a est achevé à 20 h 40 avec notre Premier bataillon sur le flanc gauche du Régiment et notre Troisième bataillon au centre. Notre Compagnie antichar qui est engagée en tant que compagnie de fusiliers se met en position sur le flanc gauche de notre Premier bataillon. HAGUENAU Le temps est radieux et la neige abondante, les Allemands se réorganisent le long du canal de la Moder et portent l'effort principal sur le secteur de HAGUENAU. Des chars sont vus à l'est de la ville et la population fuit à nouveau.

STRASBOURG Les Allemands essaient de reprendre KILSTETT.

22 janvier 1945

HAGUENAU A la suite du retrait des Américains, ordre fut donné à la 25e Panzergrenadier-Division de les poursuivre vers BETSCHSDORF en passant par la forêt de Haguenau, jusqu’à la rivière Moder.

COLMAR Le 2ème Corps français du général de Monsabert attaque à son tour au nord de la poche de COLMAR, qui sera prise le 2 février 1945.
REIPERTSWILLER 180th Reg 45th ID 180th/45th Page 334 Le 22 janvier, le Troisième Bataillon du 274e Régiment d'Infanterie 70th ID a finit de relever de notre Compagnie antichar à 18h30. Les patrouilles de notre Troisième Bataillon à la Cote 301 ont contacté une trentaine d'allemands au nord-ouest de REIPERTSWILLER et après les avoir engagés dans une lutte contre l'incendie, se retire. Pendant le reste du mois, notre Régiment continue d'occuper et d'améliorer ses positions défensives. De nombreux échanges d'armes légères résultent des activités à petite échelle menées à la fois par les Allemands et nos troupes. À partir des informations obtenues par la patrouille de reconnaissance, des groupes de raids puissants sont organisés et se voient confier des missions et des objectifs définis. Dans la nuit du 24 janvier, un poste d'observation allemand est repéré, on voit des allemands entrer et sortir d'une maison à la périphérie ouest de SAEGEMUHLE. Cette nuit-là, une patrouille de reconnaissance allemande à proximité de la maison établit qu'elle est probablement utilisée comme poste de commandement. Un peloton de la Compagnie L est affecté à la sécurité des prisonniers de guerre. Deux canons antichars de 57 millimètres visent à tirer directement sur la maison. L'artillerie de mortiers chimiques est enregistrée pendant la journée. Puis à minuit, suivant un barrage d'artillerie, mortier et antichar un peloton de la Compagnie L s'infiltre à travers les lignes et a surprend des dllemands dans la maison. Neuf ennemis sont tués et le peloton revient sur nos lignes avec douze prisonniers de guerre.

En janvier 1945, nous avons subi des pertes de 62 tués au combat, 69 disparus au combat, 10 morts de blessures et 290 blessés au combat. Notre régiment a pris 185 Allemands prisonniers de guerre. Il serait en effet difficile d'estimer le nombre de morts allemands. Il suffit de dire que plus d'un millier d'entre eux ont dû périr lors de leurs attaques.

23 janvier 1945

HAGUENAU Des avions à réaction allemands lâchent des bombes sur GRIES, WEITBRUCH et KALTENHOUSE, mais le reflux des américains est terminé.
Les troupes allemandes sont concentrées au nord de la forêt de Haguenau et des chars allemands sont au Hundshof à MARXENHOUSE et à SCHWEIGHOUSE.
Une patrouille de cyclistes allemands en tenue de camouflage blanche est repoussée à l'entrée d'HAGUENAU.

24 janvier 1945

Lors de sa marche en avant, la division réussit à former une tête de pont au-delà de la Moder.

HAGUENAU Les Allemands n'attaquent pas directement HAGUENAU, mais tentent de l'encercler afin de faire fuir les Américains. L'attaque est lancée dans le secteur de KALTENHOUSE, SCHWEIGHOUSE et OHLUNGEN dans le secteur de la 42nd ID 42nd ID. De violents combats au corps à corps ont lieu dans les maisons et la papeterie de SCHWEIGHOUSE.

On se bat à KALTENHOUSE, SCHWEIGHOUSE, dans la forêt d'OHLUNGEN et à SCHILLERSDFORF.

25 janvier 1945

Pertes alliées durant l'opération Nordwind
HAGUENAU Les Allemands lancent une ultime contre-attaque, appuyée par trois chars, à partir du Kestlerhof et réussissent à franchir la Moder à mi-chemin entre KALTENHOUSE et HAGUENAU. Les combats les plus durs se déroulent dans la soirée, en particulier dans les premières maisons de la ville. La guerre de position s'installe en plein HAGUENAU, de part et d'autre du canal de la Moder. Le soir même, alors que les renforts américains commencent à arriver depuis les Ardennes (101e Division Aéroportée), l'ordre est donné par Hitler d'abandonner l'opération Nordwind, y compris la tête de pont sur la Moder. Les soldats allemands partent directement vers le front de l'Est.
Mais les combats ne cessent pas pour autant.

Hitler appelle l'arret des opérations autour d'HAGUENAU, à 23 heures l'ordre est reçu d'évacuer l'Alsace.

GAMBSHEIM La 12e DB US 12th AD laisse 1 250 victimes et 70 véhicules détruits ou capturés.

Bilan de l'opération Nordwind
Phillipsbourg: une compagnie anéantie (100 hommes)
Reipertswiller: un bataillon anéanti (1000 hommes)
Herrlisheim: un bataillon de tanks capturé
Nord de STRASBOURG: 1 bataillon français anéanti
Sud de STRASBOURG: 1 bataillon français anéanti

31 janvier 1945

Les allemands abandonnent GAMBSHEIM où ils avaient établi leur première tête de pont. STRASBOURG, soulagé du nord au sud, grâce à l'offensive française contre COLMAR, est sauvé.

3 février 1945

COLMAR est aux mains des alliés.

8 février 1945

Hitler autorise le retrait de la poche de COLMAR

9 février 1945

Les allemands font sauter le pont de CHALAMPE, mettant fin à la poche de COLMAR. 2137 tués et 11253 blessés franco-américains sont le prix de la victoire de COLMAR. 20000 prisonniers allemands.

Ensuite les alliés reprennent leur avance comme en 1944: ils repassent la Moder puis le Rhin.

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